Lundi 9 février : nos salaires viennent seulement d’être payés

Dans les entreprises il est d’usage de payer les salariés à intervalles réguliers entre le 25 du mois et le 5 du mois suivant, mais pas chez Les Petites…

Ce mois-ci, nous avons été payées le 9 et la direction n’a donné aucune explication.

En décembre 2012, sans consultation des représentants du personnel, la direction avait décidé de nous payer aléatoirement entre le 6 et le 10 du mois suivant, tout en mentionnant comme date de paiement sur nos bulletins de paie le dernier jour du mois et en s’autorisant un possible traitement différencié en fonction de nos entités de rattachement : le siège, le dépôt, les boutiques ! (lire notre article ici)

Par une lettre d’observation en date du 6 septembre 2013, l’inspection du travail est intervenue pour rappeler à la présidente de la société Les Petites qu’en procédant ainsi elle enfreignait les dispositions légales (à lire ici) et encourait différentes sanctions, car si la loi ne fixe pas une date précise pour le paiement des salaires, cette obligation reste très encadrée en raison notamment du caractère alimentaire de la rémunération.

Depuis octobre 2013, la direction a paramétré automatiquement sur nos bulletins de paie le 7 du mois suivant avec, en 2014, un paiement effectif le 6 ou le 7 (période d’observation oblige). Ce mois-ci, nous avons été payées le lundi 9 février.

Nous réitérons notre demande pour le paiement de nos salaires :

  • à intervalles réguliers
  • au plus tard le 5 du mois suivant
  • avec la date exacte de paiement sur nos bulletins de paie

Rappelons quand même que contrairement à nos concurrents nous ne bénéficions d’aucun avantage en dehors de notre rémunération : nous n’avons pas d’accord sur les 35 heures, pas de primes d’ancienneté, pas de mutuelle santé, pas de participation aux résultats — pourtant due de 2007 à 2010 (voir le point n° 6 des réclamations) –, pas de tickets restaurants ou de paniers repas, aucun accord d’entreprise, aucun dialogue social, aucune formation et même une convention collective de l’industrie (!) très avantageuse pour la direction mais qui ne correspond pas à notre activité principale : la vente au détail d’habillement (c’est à lire ici).

Alors, demander le paiement régulier de nos salaires au plus tard le 5 du mois suivant, c’est encore trop demander ?

C’est ensemble que nous imposerons à la direction un changement de méthodes et de comportement. Unissons-nous ! Le droit du travail sera appliqué au sein de la société Les Petites. Un syndicat c’est fait pour ça.

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