Chaises musicales pour les équipes de vente du réseau parisien LES PETITES

Par un mail en date du 23 août 2014, le directeur réseau Les Petites a informé l’ensemble des équipes de ventes en France et à l’étranger, mais pas les représentants du personnel (!), que « des mouvements importants de staff » allaient être réalisés à la rentrée sur le réseau parisien.

Après avoir fait savoir que lui travaillait pendant que d’autres « se doraient la pilule au soleil », le directeur réseau a écrit : « D’autre part, je sais que Radio Les Petites a bien fonctionné pendant les vacances, je profite donc de ce mail pour vous confirmer que nous allons réaliser des mouvements importants de staff sur le réseau parisien à la rentrée. Ces mouvements vous seront annoncés officiellement en temps et en heure, et j’espère qu’ils apporteront un nouveau dynamisme dans vos boutiques respectives. STOP aux ragots et à la spéculation… »

Pour faire cesser ce qu’il appelle des « ragots » le directeur réseau a donc annoncé officieusement à tout le réseau Les Petites des « mouvements importants de staff » pour la rentrée ! Il fallait oser.

Une fois encore, les équipes de vente sont mises à l’épreuve :

  • d’abord avec mépris : face à des inquiétudes parfaitement légitimes un simple mail a été envoyé au réseau pour finalement ne rien dire avant que le directeur réseau Les Petites ne parte à son tour « se dorer la pilule » en toute tranquillité ;
  • ensuite sans aucune transparence : la délégation unique du personnel n’a pas été informée — et encore moins consultée — sur ces mutations en nombre, ce qui est simplement inadmissible (merci aux salariées qui m’ont envoyé une copie du mail) ;
  • et enfin par des pressions insupportables : les équipes qui subissent déjà au quotidien les pressions des « animateurs » réseaux ont été laissées dans l’incertitude totale et depuis la rentrée les mutations s’enchainent, après avoir été signifiées au dernier moment.

Sans consulter ni les élus ni les salariés concernés, la direction a engagé un programme dévoyé de mutations pour soi-disant apporter « un nouveau dynamisme » dans les boutiques.

En réalité, la direction accroît délibérément la pression qui pèse sur nous et la précarité dans l’entreprise : un refus de mutation peut justifier le licenciement !

Au 5 septembre, on a recensé sur le site Fashionjobs.com pas moins de 10 offres à pourvoir en CDI pour des postes de vendeuse et de responsable de boutique Les Petites uniquement à Paris !

La section syndicale CGT exige que cesse immédiatement ces mutations en série et que les représentants du personnel élus soient consultés sans délai sur ces méthodes lamentables.

Si la direction veut apporter « un nouveau dynamisme » dans les boutiques, qu’elle cesse de casser l’esprit d’équipe, de nous mettre en concurrence, de nous imposer des pressions excessives et de ruiner nos conditions de travail comme elle s’y emploie méthodiquement depuis maintenant 5 ans (lire la rubrique Présentation) avec les résultats catastrophiques que tout le monde sait.

Unissons-nous ! c’est ensemble que nous imposerons à la direction un changement de méthodes et de comportement. Le droit du travail sera appliqué au sein de la société Les Petites. Un syndicat c’est fait pour ça.

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