Jeudi 7 septembre : nous n’avons toujours pas été payés

Dans les entreprises il est d’usage de payer les salariés à intervalles réguliers entre le 25 et le 5 du mois suivant, mais pas chez LES PETITES…

Ce mois-ci nos salaires d’août n’ont toujours pas été payés. La direction n’a pas pris la peine de nous en avertir et elle est comme d’habitude injoignable.

En décembre 2012, sans consulter les représentants du personnel, la direction avait décidé de nous payer aléatoirement entre le 6 et le 10 du mois suivant tout en mentionnant comme date de paiement sur nos bulletins de salaire le dernier jour du mois et en s’autorisant un possible traitement différencié en fonction de nos entités de rattachement : les salariés du siège, ceux du dépôt et les équipes de vente en boutiques pouvaient être payés à des dates différentes ! (lire notre article ici)

Nous avions saisi l’Inspection du travail qui après enquête nous avait donné raison, adressant une lettre d’observation en date du 6 septembre 2013 à la présidente de la société LES PETITES pour l’informer qu’elle enfreignait les dispositions légales et encourait différentes sanctions (lire notre article ici).

Car si la loi ne fixe pas une date précise pour le paiement des salaires, cette obligation reste très encadrée en raison notamment du caractère alimentaire de la rémunération.

Dès le début du mois beaucoup d’entre nous doivent faire face à des dépenses importantes comme le paiement des loyers, l’achat de titres de transports ou d’essence, l’alimentation et ce mois-ci la rentrée scolaire ! C’est pourquoi il est totalement inadmissible que le 7 nous ne soyons toujours pas payés et cela sans aucune information.

Nous réitérons notre demande pour le paiement de nos salaires :

  • à intervalles réguliers

  • au plus tard le 5 du mois suivant

  • avec la vraie date de paiement sur nos bulletins de paie

Contrairement à nos concurrents nous ne bénéficions d’aucun avantage en dehors de notre rémunération : nous n’avons pas d’accord sur les 35 heures, pas de primes d’ancienneté, pas de tickets restaurants ou de paniers repas, aucun accord d’entreprise, aucun dialogue social, aucune formation et même une convention collective de l’industrie (!) très avantageuse pour la direction mais qui ne correspond absolument pas à notre activité principale qui est la vente au détail d’habillement (lire notre article ici).

Alors, demander le paiement régulier de nos salaires au plus tard le 5 du mois suivant, c’est encore trop demander ?

C’est ensemble que nous imposerons à la direction un changement de méthodes et de comportement. Unissons-nous ! Le droit du travail sera appliqué au sein de la société Les Petites. Un syndicat c’est fait pour ça.

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